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Edou et Thuthukani Cele, amitié musicale sur pellicule

21 octobre 2020 L'actu locale Audiovisuel Musique
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Deux pays, deux cultures, deux destins pétris de musique qui ne cessent de se rejoindre depuis plus de 25 ans. C’est cette aventure musicale et humaine exceptionnelle qu’ont mis en image Florian Gibert Abensour et Philippe Buston dans le documentaire « Edou et Thuthukani », sur une idée originale d’Alain Lecante, et diffusé le 27 octobre prochain sur Nouvelle-Calédonie la première. Retour sur la naissance de ce film qui retrace l’amitié musicale entre Edou et Thuthukani Cele, figures de proue du kaneka et du reggae par-delà leurs frontières.

Entre la Nouvelle-Calédonie et Thuthukani Cele, c’est une histoire qui débute en 1992, lors de son premier concert avec Lucky Dube pour lequel il est au clavier. On connaît le succès et l’empreinte laissée par la musique du reggaeman sud-africain sur l’île. Symboles de liberté, ses messages d’unité résonnent profondément chez le peuple kanak au début des années 90, à la sortie des Évènements, alors que le kaneka en est à ses balbutiements.

  « J’avais l’impression qu’il chantait notre histoire » se souvient Edou.

À cette période, Edou se partage entre son groupe Mexem et une carrière solo. Profitant d’une tournée dans le Pacifique de « Free at last », l’ancienne formation de Lucky Dube, Alain Lecante propose d’inviter le groupe sud-africain au studio Mangrove pour l’enregistrement de Fetra Mace, le second album d’Edou en 1996. Quinze jours d’une fabuleuse et nourrissante expérience pour les musiciens qui parviennent à un habile métissage musical, mariant le kaneka à ce reggae si particulier, reconnaissable à ses sonorités d’orgue hammond et de synthé flûté qui a fait la marque de fabrique de Lucky Dube. Edou joue pour la première fois avec des musiciens d’envergure internationale. Un souvenir impérissable qui trace le chemin d’une identité musicale en fusion nourrie par l’ailleurs, mais également celui d’une longue amitié.

Après une quinzaine d’années pendant lesquelles chacun poursuit sa carrière de son côté, Edou invite Thuthukani et son groupe à Lifou en 2012, pour le Fest Mela Music. L’occasion de lui faire découvrir son île, sa tribu, sa culture. « Thuthu a même planté un cocotier qu’il revient voir dès qu’il se rend à Lifou » confie Alain Lecante.

Et puis vint pour Edou le premier séjour au pays de Thuthukani, 25 ans après leur première rencontre. Accompagné de son ami et producteur de toujours Alain Lecante, le musicien de Lifou y écrit et enregistre « My Lucky » en hommage au célèbre chanteur disparu 10 ans plus tôt. Un voyage quasi initiatique à la rencontre de la culture de l’autre, « émotionnellement très fort » confie Edou. Le lien entre les deux hommes se tisse bien au-delà de la musique, à travers des valeurs communes et des histoires qui trouvent écho l’une dans l’autre.

L’idée d’un documentaire prend forme et devient vite une évidence… Quelques images seront capturées de ces instants en Afrique du Sud, d’autres en Nouvelle-Calédonie en 2018, avant de faire appel à un réalisateur pour le scénario et la prise de nouvelles images lors du dernier passage d’Edou et d’Alain en Afrique du Sud en 2019. Le musicien de Drueulu y a enregistré son dernier album au Studio 1 Downtown Music Hub à Johannesburg avec Thuthu et ses musiciens. Sept titres plus un bonus d’un kaneka aux couleurs reggae, teintés de tonalités sud-africaines, sortis en septembre 2020 sous le titre "Mama".

Plus largement, le documentaire « Edou et Thuthukani » raconte également comment la musique parvient à transcender les différences et réunir. Le reggae de Lucky Dube qui a marqué de son empreinte leurs deux pays, est sans conteste une formidable source d’inspiration musicale et spirituelle pour ces musiciens qui chantent la liberté, la paix et la justice sociale.

Des anecdotes de tournage ?

« Il y en a plein ! »  Lors du second séjour en 2019, on est allés dormir à Port Shepstone, [le village natal de Thuthukani, ndlr]. Il nous avait organisé un accueil avec tous les jeunes qui faisaient des danses zouloues. C’est un super souvenir » se rappelle Alain Lecante.

Mais un des moments inoubliables pour les deux Calédoniens est certainement cette incroyable soirée musicale au Sawubona Music Jam, à Soweto, avec la crème des musiciens de Johannesburg, dans une ambiance unique. Edou ne cache pas son admiration devant la qualité et le sérieux des musiciens : « Quand ils font la musique, ils le font bien ! »

À voir sur NC la Première, dans le magazine Itinéraires le Mardi 27 octobre à 20h. Puis en replay sur leur site web.

 

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