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Mise* enjeu : l’art au service de la médiation

7 septembre 2021 L'actu locale Arts visuels
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© Mathilde Heuzé
Quatre résidences de création se succèdent au centre d’Art, et façonnent une exposition conceptuelle tournée vers la médiation. « Mise* enjeu », qui interroge le rapport de l’homme à la nature, est conçue comme un espace d’expérimentation évolutif et collaboratif. À voir jusqu’en février 2022.

Jeux et enjeux

Le centre d’Art bouscule ses habitudes, et celles des artistes… La mise en place d’un service de médiation culturelle et patrimoniale au sein de la direction de la culture de la ville de Nouméa, a fait émerger des réflexions autour de la manière de parler d’art au public. « On n’est plus seulement sur de la programmation et de la diffusion », explique Lydie Gardet chargée de programmation pour le service de la médiation. Dans ce concept d’exposition de médiation, c’est davantage la démarche de création qui est mise en valeur. L'intention est de montrer le rôle que les artistes peuvent jouer dans les changements de nos sociétés. « Ce n’est que parce qu’on est attaché aux choses qu’on en prend soin. Et ça c’est le travail de l’art et des artistes que d’amener ces signes de culture, et donc de sensibiliser au sujet », déclare la chargée de programmation.

Mise*enjeu est conçue comme un laboratoire d’expériences créatives, un espace de recherche, un terrain de jeu dans lequel l’artiste expérimente avec l’autre afin de trouver des pistes pour créer le changement face aux enjeux sociétaux majeurs de notre temps. À l’image du sujet qu’elle traite, l’exposition Mise*enjeu est en mutation permanente, et se co-construit avec les six artistes en résidence de juillet à octobre, ainsi qu’avec le public via des challenges ou des ateliers participatifs ponctuels dans et hors les murs du centre d’Art. 

Car un des enjeux de la médiation artistique est bien de favoriser la rencontre, par le biais de multiples dispositifs. Les médiateurs culturels travaillent en outre au tressage de liens avec des associations et d’autres services municipaux pour toucher et sensibiliser au projet des publics qui ne fréquentent habituellement pas le centre d’Art.

« Et comme vivre une aventure ensemble, c’est se rencontrer, l’exposition est d’abord basée sur les rendez-vous de résidence de création-médiation », annonce Lydie Gardet. Elles se déroulent en priorité in situ, même si les artistes créent également à l’extérieur. Le public a ainsi la possibilité d’être témoin des étapes de création d’une œuvre, et d’interagir avec les artistes, contraints à l’adaptabilité.

S’immerger / Collaborer / Agir

Avec pour réflexion centrale, le rapport de l’homme à l’environnement, Mise*enjeu, tel un livre, s’articule en chapitres, comme autant de repères temporels et spatiaux dans le fil de l’exposition.

« Scénographie » est la première des étapes. Terence Barnes a habillé et mis en scène l’espace, ossature de l’exposition. Il a imaginé un décor de l’accumulation, modulable, composée d’une centaine de cartons empilés. Photos, objets, textes et sons s’y nicheront au gré des mois, écrivant les pages du carnet de vie de l’exposition. À côté de ces montagnes géométriques, trois espaces clairement identifiés accueillent les artistes en création, et demeurent visibles pendant la durée de leur résidence.

Le second temps nommé C’est ma nature , montre comment l’homme tisse des liens depuis toujours avec la nature. Mariana Molteni, en résidence jusqu’à la fin du mois d’août, créé une œuvre immersive à partir d’un paysage de l’artiste américain Louis Macouillard datant des années 40 et reproduit en grand format. En peinture et papiers découpés, elle tisse un pont entre passé et présent.

Le troisième chapitre, Thinking room, invite à une réflexion collective autour des paysages, perçus à travers nos filtres culturels et personnels. La résidence réunit Florence Giuliani, Denise Tiavouane et Nicolas Kurtovitch du 10 août au 18 septembre. Les artistes donneront vie à une œuvre personnelle ainsi qu’une installation collective interactive. Dans cet espace vivant seront diffusés des textes lus de Nicolas Kurtovitch, mais aussi une bande son composée de matériaux sonores (rythmes, éléments naturels…) récoltés par Julien Pierre (Incontrol) qui collabore avec les artistes.

Enfin, le dernier des chapitres, Prothèse, du 1er au 31 octobre, passe à l’action. Il propose à Ela To’omaga et Martine Boulanger de revisiter la parure, avec une contrainte majeure : les matériaux utilisés devront être composés de 70% de matière naturelle et de 30% de matière recyclée, en écho aux proportions scientifiques nécessaires pour maintenir l’équilibre des ressources. Une manière de rendre hommage à l’artiste qui à sa façon, reconstruit le monde.

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© Mariana Molteni

Les rendez-vous

Pour une immersion dans la création, des visites guidées et prolongées autour d’un café, sont organisées deux samedis par mois jusqu’en octobre, ainsi que des nocturnes, tous les derniers mercredis du mois, d’août à novembre, à 18h (sur inscription).

Les portes sont ouvertes gratuitement, aux horaires habituels, du mardi au vendredi de 8h30 à 16h30, et 1 heure avant chaque représentation au Théâtre de Poche.

En savoir plus ICI.

Partenaires

Nos contacts

C/O A.D.C.K - Centre culturel Tjibaou
Rue des Accords de Matignon 
Baie de Tina
BP 378
98 845 Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Tél: +687.28.20.74
Accueil du public sur RDV

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