Tél: 28 20 74 Contactez-nous Rechercher

Rejoignez-nous! facebook Youtube Soundcloud

Musique en images

3 août 2021 L'actu locale Audiovisuel Musique
©Claude Baudemoulin / ©Foxigraphy
©Claude Baudemoulin / ©Foxigraphy
Clap de fin pour le 23ème Festival de la Foa qui a dévoilé les heureux gagnants des nombreux concours. Trois d’entre eux sont dédiés plus spécialement à la musique, si complémentaire de l’image.

C’est Du Love de Chavi (en featuring avec T-Lion), réalisé par Florian Sagez qui tire son épingle du jeu parmi les sept clips en lice pour le Prix Nouvelle-Calédonie la première du meilleur clip. Diffusé 30 fois sur la chaîne partenaire de l’opération, le lauréat bénéficie d’une large visibilité.

L’aide à la création de musique de fiction, concours créé en 2019 en partenariat avec la SACENC et la Province Sud, ne sera attribuée qu’à la fin du mois de Novembre, le temps pour les réalisateurs de monter de nouveaux projets qui seront présentés lors de l’édition suivante.

Enfin, l’aide à la production d’un clip soutenue par la SACENC, le Poemart et Nouvelle-Calédonie la 1ère, a récompensé le duo 100% féminin composé de la réalisatrice Manuella Ginestre et de Sara Bae (artiste), précédemment connue sous le nom de Sara Luna. La musicienne finalise en ce moment son second album dont la sortie est prévue en novembre.

Les deux femmes ne se connaissaient pas avant de décider de fusionner leur sensibilité artistique au service d’une œuvre commune. Et pourtant, leur complicité semble évidente tant elles se comprennent à demi-mots.

Comment est né le projet ?

SB : Pour Pictures & Ashes, l’un des morceaux de mon album Deep South* que je suis en train de finaliser, j’avais déjà plein d’images assez précises en tête. Ce morceau parle du deuil que j’ai vécu à plusieurs reprises. J’ai eu besoin un moment d’en parler, de faire sortir ce que je ressentais. Dès l’écriture qui a été une réelle catharsis pour moi, et avant même de créer la mélodie, j’imaginais des images en noir et blanc, de la danse en slow motion et des cendres qui volent. J’ai également trouvé de l’inspiration dans les photographies d’Alexander Yakovlev qui capture les mouvements du corps de danseurs avec grâce.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

SB : En faisant le tour des différents réalisateurs de Nouvelle-Calédonie, je suis tombée sur le court-métrage Ravn de Manuella. J’ai eu un coup de cœur pour la sensibilité artistique, pour l’œil, pour le jeu des matières et des lumières. Et c’est vraiment ce que je cherchais pour le clip de Pictures & Ashes. Je voulais une finesse et une précision dans l’image. J’ai donc contacté Manuella rapidement.

MG. : Ça faisait un moment que je n’avais pas fait de clips. J’étais concentrée sur un projet de court-métrage. Et puis j’ai reçu un coup de fil de Sara qui m’a proposé ce projet. J’ai tout de suite été très emballée par la proposition artistique.

SB : Ce qui a été très fort pour moi, c’est quand j’ai montré à Manuella un clip de Beyoncé qui m’inspirait. C’est 1+1, où la chanteuse est dans le noir couverte de paillettes dorées. Manuella a tout de suite été interpellée par l’esthétique qui lui rappelait L’enfer de Clouzot (un film inachevé tourné en 1964, ndlr). Elle avait toujours rêvé de faire ça !

MG : On finit par se dire qu’il n’y a pas de hasard.

Le choix du titre était-il évident ?

MG : Sara hésitait entre deux titres, Mama Bear, au rythme plus entraînant, et Pictures & Ashes, plus lent. C’est ce titre que je préférais. Personnellement j’ai récemment traversé cette épreuve du deuil, donc j’ai été très sensible à la manière dont elle aborde le sujet. J’ai écouté plusieurs fois le morceau, et je me suis aperçue qu’il m’apaisait énormément. J’étais convaincue que c’était sur celui-là qu’il fallait travailler.

SB : J’ai en effet écrit ce titre sur le deuil de manière à ce qu’il soit universel, qu’il permette de se raccrocher à ce qu’il y a de beau même si c’est un thème évidemment douloureux. J’ai voulu m’attacher à ce qu’il peut y avoir de libérateur de laisser une personne partir, pour ne garder que l’amour. Et c’est ça qu’on va essayer de rendre à l’image, ce lâcher-prise, cette acceptation.

Comment conciliez-vous vos deux langages artistiques ?

MG : Très rapidement, j’ai compris l’univers qu’elle souhaitait exprimer. Et on voulait raconter la même histoire, avec la même sensibilité dans l’approche artistique. Le clip doit porter le morceau mais ne doit pas le faire oublier.

SB : Un clip c’est 50/50 entre les idées du réalisateur et du musicien. Les deux se nourrissent l’un l’autre, parce que Manuella apporte autant d’idées que moi sur le projet. Il faut que les mondes se mélangent pour avoir un clip cohérent.

On a tellement une idée précise de ce qu’on veut, c’est génial de se rendre compte qu’on va totalement dans la même direction. Parfois, l’une finit les phrases de l’autre !

Comment va se dérouler le tournage ?

SB : On fait appel à deux danseurs, un homme et une femme dont le choix n’est pas encore arrêté. Moi-même j’ai envie de danser, avec des mouvements très lents. Je ne suis pas danseuse mais j’essaierai.

MG : On a prévu de tourner deux journées en août dans la salle de spectacle du dock socio-culturel de Païta. On va utiliser la scène parce qu’il y a beaucoup d’espace, on peut se déplacer et faire les chorégraphies sans se gêner les uns les autres. Une autre journée de tournage est également prévue dans une piscine pour les plans sous l’eau.

Pour la préparation, je vais faire un story-board, ou plutôt un brouillon visuel de ce que je vais filmer. Ça aide vraiment l’équipe à savoir où se positionner et avoir une idée globale du projet. On fera une répétition filmée avec les danseurs, mais on veut ne veut pas d’une chorégraphie millimétrée, il faut que ça se fasse à l’instinct, que ça reste naturel. Ils auront leur propre partie de création.

SB et MG : On a hâte de commencer ! On est super heureuses d’avoir reçu l’aide pour mener à bien ce projet.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En attendant la sortie du clip prévue en fin d‘année, vous pouvez voir ceux qui étaient en compétition pour le prix Nouvelle-Calédonie la première du meilleur cette année ci-dessous.

Partenaires

Nos contacts

C/O A.D.C.K - Centre culturel Tjibaou
Rue des Accords de Matignon 
Baie de Tina
BP 378
98 845 Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Tél: +687.28.20.74
Accueil du public sur RDV

Inscription newsletter

Abonnez-vous à la newsletter pour toujours plus d'infos !

Oui, j’accepte de recevoir cette newsletter ! Je comprends que je peux me désabonner facilement et à tout moment.

* Les champs marqués d'un astérisque sont obligatoires.