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Angklung Vibrations - Sanggupkah Kita

21 septembre 2018 Les articles Musique
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Après les spectacles Kaly Graffyk et Dari Masa Ke Masa (DMKM) en 2014 puis Kakang en 2017, l’association indonésienne de Nouvelle-Calédonie (AINC) revient avec sa nouvelle création, son premier album Sanggupkah Kita.

Portée par le groupe Angklung Vibrations, douze jeunes artistes de 12 à 25 ans entrainés par leurs aînés (Thierry et Sherly Timan, Steeve Abdoel pour ne citer qu’eux), cette expérience d’enregistrement est la suite logique des efforts de l’AINC : « perpétuer nos traditions et transmettre notre culture, tout en permettant aux jeunes de se l’approprier », résument en chœur Thierry Timan et Steeve Abdoel. « On était arrivés à un constat de rupture entre les générations, explique Thierry. Les anciens disaient que les jeunes ne voulaient plus rien apprendre, tandis que les jeunes rejetaient la faute sur les vieux, qui ne leur transmettaient plus rien. On a alors décidé de mettre la culture traditionnelle à leur portée en valorisant son aspect ludique et en leur permettant d’y distiller leur langage, souvent urbain-hip hop comme dans Kaly Graffyk et DMKM ou encadrés par des artistes contemporains comme Richard Digoué et sa compagnie Nyian dans Kakang. Si au début les jeunes de la communauté ont pris ça à la légère, ils ont fini par s’y intéresser, redécouvrant leur patrimoine et surtout en se l’appropriant. Aujourd’hui, ils ont repris le flambeau de la culture indonésienne en Nouvelle-Calédonie, très avides d’apprendre et de la promouvoir ».

Indonésianité calédonienne contemporaine

Dans Sanggupkah Kita, on repart aux fondamentaux de la musique indonésienne avec deux instruments incontournables : le gamelan et le angklung. Mais avant de former les jeunes musiciens, les connaisseurs de l’AINC sont partis se remettre au parfum musical directement à Bandung, sur l’île de Java. Un retour aux sources pour mieux prendre son élan vers la modernité et aussi pour mieux s’affirmer dans le contexte calédonien. Le premier titre de l’album, le fameux « Sanggupkah Kita » est ainsi un kaneka javanais, la fusion du angklung avec des bambous pilonnants et des bwanjep kanak. « Sanggupkah Kita signifie Sommes-nous capables, car nous posons réellement la question : sommes-nous capables de vivre ensemble ? On espère y avoir répondu en musique ! », sourit Steeve. Mais loin de vouloir mettre la musique indonésienne sur un pédestal, il s’agit aussi de faire dialoguer les cultures entre elles : « comme nous avec le angklung, beaucoup de communautés du Caillou utilisent le bambou comme instrument de musique - les vietnamiens ou les vanuatais et bien entendu, les kanak. On aimerait déclencher l’envie de faire sortir les musiques de chacune et mettre tout en commun… ». L’appel est lancé…

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