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Une causerie pour revisiter vingt ans de rap

14 octobre 2020 Espace PRO Musique
© Alexia Duchesne
© Alexia Duchesne
Existe-t-il un « rap calédonien » spécifique, qui se démarquerait de lointains grands frères français et états-unien ? Quand est-ce que la scène hip hop du Grand Nouméa a commencé à se structurer ? Comment intégrer un « son » plus fidèle aux rythmes et instruments du Pacifique dans les productions ?

C’est là un court échantillon des questions abordées lors de la traditionnelle causerie menée dans le cadre de la Quinzaine du Hip-Hop, le 18 septembre dernier à Music Station sur Nouméa. Cette année les échanges offraient donc une plongée aux sources de cette expression – contestataire, revendicatrice, ironique – qui, au fil des ans, a été relayée par de zélés porte-parole. Les différentes « époques » étaient représentées. Ainsi les pionniers des années 80-90 (Préchal, ou Patrice Kaikilekofe pour le collectif Apolstoa 33) ont évoqué un temps pour lequel les archives ne sont pas légion, lorsque feue l’école d’Art de Nouméa servait de vivier au mouvement balbutiant.

Arnaud Chollet-Leakava de la Section Autochtone du Pacifique, ou DJ SE qui produisait alors des rappeurs tels Ybal Khan ou Kydam, ont témoigné quant à eux de la période au cours de laquelle s’est affirmé le phénomène (au début des années 2010). Les représentants des tendances plus actuelles, fortement influencées par Youtube et un rap gangsta plus hardcore, n’étaient pas en reste avec Baby Old Mic ou Lenimirc.

Cette pluralité d’origines, de références, d’anecdotes glanées et de conceptions autour d’une même énergie a permis de reconstituer une trajectoire contrastée, avec ses écueils et ses réussites. « Le hip-hop représentait tout un art de vivre, s’est souvenu Yahwe qui a découvert le mouvement et ses valeurs à la fin des années 90. Quand on avait la haine on n’avait pas de psy : on préférait écouter du rap ! » Wyka du groupe Baby Old Mic, l’un des nouveaux sur la scène, confirme à sa façon, évoquant les épreuves qui ont marqué le passage de l’enfance à l’adolescence : « C’est un peu la musique qui m’a remis sur pattes ! » Le rap et le slam ont parfois servi d’exutoire, et souvent permis de mettre des mots sur les évolutions identitaires et sociétales liées à la « poussée de croissance » du Grand Nouméa. Reste cependant encore au mouvement à se forger une identité sonore aussi bien que stylistique, selon l’avis partagé par MCs et beatmakers présents.

Pour baliser le retour en arrière, Pablöw, maître de cérémonie et président de l’association Dix Vers Cités organisatrice de l’événement, proposait une rapide sélection de quelques sons marquants. Ces premiers échanges ont vocation à se prolonger par des entretiens approfondis avec les principaux acteurs du milieu. Objectif dans les prochains mois : une anthologie, entre textes et compil, revenant sur les 20 ans d’un genre musical à part.

Étaient également présents et ont participé aux échanges : Chavi, Kovi Tama, Yahwe, Nasty, Simanë, Koyö, Kraken Hitta...

 

Rédigé par Sylvain Derne, Octobre 2020.

Et pour revivre 20 ans de rap calédonien en musique, plongez-vous dans la playlist concoctée par Pablöw à travers les clips ci-dessous.

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