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Le Dernier appel - The Last cry

14 août 2018 Export Danse
visuel
Après "Fin mal barrés" de Maïté Siwene et Jenny Briffa, et "Moi, je vote... Blanc" de Pierre Gope, un troisième spectacle s'installe sur la scène du centre culturel Tjibaou, avec en toile de fond, le contexte référendaire calédonien. Le Dernier appel est une création internationale de la compagnie australienne Marrugeku, mise en scène par le chorégraphe belgo-burkinabè Serge Aimé Coulibaly et comptant quatre calédoniens, les danseurs - Krylin Nguyen, Yoan Ouchot et Stanley Nalo - et le plasticien Nicolas Molé qui assure l'univers scénographique.

Le 15 août dernier était une grande première pour les danseurs calédoniens engagés dans le spectacle Le Dernier appel (The Last cry en version anglaise). Krylin Nguyen, Yoan Ouchot et Stanley Nalo* se sont produits sur la scène du prestigieux Carriageworks de Sydney pour présenter cette pièce au sujet de l'héritage culturel colonial : comment la colonisation a t-elle transformé les danses des populations autochtones ? Quelles danses développons-nous dans le contexte de décolonisation du Pacifique et en particulier, bien sûr, dans la Nouvelle-Calédonie de 2018 ?

Une équipe pluriethnique pour un sujet transpacifique

Pour aborder ce délicat sujet, une équipe aguerrie aux mises en scène engagées et aux propos politisés et sociétaux s'est formée. Aguerrie, et surtout internationale. Serge Aimé Coulibaly, belgo-burkinabè assure donc la mise en scène et partage la création chorégraphique avec l'artiste aborigène Dalisa Pigram. La jeune femme et son acolyte Rachael Swain - dramaturge de The Last cry -, sont deux pivots de la troupe Marrugeku et oeuvrent depuis 1994 à la valorisation de la culture aborigène d'Australie grâce à leur insatiable créativité et leur art du dialogue inter-culturel. Pour préserver, faisons vivre !

Du côté calédonien, on retrouve trois interprètes à l'origine issus du hip-hop, mais ayant rapidement ouvert leurs esthétiques à la danse traditionnelle et contemporaine. Ils ont activement participé à la création du spectacle, apportant leur focale calédonienne. Le plasticien et vidéaste Nicolas Molé a également été appelé pour la création de l'univers scénique de la pièce.

La troupe éphémère est complétée par trois danseuses australiennes. Tous les artistes de The Last cry, à la croisée des chemins, représentants de sociétés pluriethniques, lancent, dans une esthétique très contemporaine « un appel ultime à remettre les choses en ordre et le signal d'un nouveau monde ! ». Car ces artistes sont chacun une image d'un rapport à la colonisation : la troupe de Marrugeku, située à Broome sur une terre aborigène devenue épicentre touristique de la côte occidentale australienne ; Serge Aimé Coulibaly, lui-même originaire d'un Burkina Faso anciennement colonie française et des calédoniens issus de métissage (kanak, indonésien et vietnamien) et à l'aube d'un référendum sur l'indépendance du pays. Toutes ces sensibilités liées à l'appartenance à une nation s'entremêlent dans une pièce chorégraphique de haute volée. Dans une interview donnée au journal australien The Nation, Serge Aimé Coulibaly évoque les tensions émanant du processus de décolonisation (dont il espère que cette création pourrait être une voix d'expression) tandis que la chorégraphe australienne insiste sur la transformation complexe de changement de nation, plus importante selon elle que la question binaire posée lors du référendum.

Les forts liens entre Marrugeku et le centre culturel Tjibaou

Marrugeku est une troupe habituée de la presqu'île de Tina où les artistes aborigènes trouvent un écho favorable dans les murs du centre culturel. En 2014, ils avaient notamment présenter Gudirr Gudirr, puis Cut the Sky en 2016, avant de revenir en 2017 pour un laboratoire de recherche et une résidence d'artiste, embryon de ce qu'est aujourd'hui The Last cry.

Le spectacle est joué du 15 au 18 août au Carriageworks de Sydney puis arrive au centre culturel Tjibaou les 7 et 8 septembre prochains.

Le projet est appelé à s'exporter en France et en Belgique d'ici à la fin 2018.

* Projet soutenu par le Poemart NC

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