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« Histoires de » revu et corrigé

6 avril 2021 Le Poemart Les Actus du pôle Danse
© Aurélie Lombardo
© Aurélie Lombardo
Créé en 2020 par la compagnie Nyian avec trois danseurs et un slameur, Histoires de, vise la diffusion hors-frontière avec sa réécriture en format duo. Un format obligatoire pour intégrer le catalogue 2021 – 2022 de diffusion de l’Institut français, vaste réseau de coopération et d’actions culturelles à travers le monde entier.

Le réseau MKVK, producteur des spectacles de la compagnie Nyian, n’a pas tergiversé longtemps sur la nécessité de retravailler le spectacle Histoires de en format réduit pour répondre à l’appel de la Mission aux Affaires Culturelles et sa proposition d’intégrer le catalogue de diffusion de l’Institut français implanté dans le monde entier.

Motivé par ses missions d’export et d’accompagnement à la professionnalisation, le Poemart a, quant à lui, accueilli avec optimisme ce projet plein de sens à travers un soutien financier.

D’abord imaginée en solo, la nouvelle mouture se jouera finalement en duo, embarquant avec elle Jordan Metzger et Awaï (Malachie Arnasson).

Et depuis le début de l’année, a débuté un premier travail de réadaptation sur les textes et l’oralité, guidé par Erwan Botrel et Sylvain Lorgnier, deux professionnels de la parole et de l’écriture. Un travail que le producteur a vu comme une belle occasion d’améliorer la structure de la version initiale, à quatre.

Travailler la matière brute : les mots

Car c’est un peu la marque de fabrique de Richard Digouéchorégraphe de la compagnie Nyian, depuis Portraits. Faire exploser l’authenticité et la fragilité de ses interprètes, que ce soit à travers le geste ou à travers les textes pour lesquels ils sont sollicités. Pourtant cette spontanéité peut parfois nuire à la portée du message. Erwan Botrel s’est ainsi attelé à retravailler les textes d'Histoires de dans le but de clarifier les intentions ou les contextes d’énonciation qui avaient tendance à être confus. Il est surtout intervenu dans les adresses au public et les interactions entre les danseurs, en conservant l’essence et l’intention de départ des textes. Un vrai travail d’équilibriste que de réorganiser les écrits, un par un mais aussi en cohérence les uns avec les autres, sans pour autant dénaturer le fond. Certaines scènes ont donc été réarticulées pour gagner en fluidité. En collaboration avec les auteurs interprètes, certaines idées ont pu être clarifiées également pour rendre le propos plus limpide au public.

Jordan Metzger, qui porte le rôle principal et a écrit la plupart des textes du spectacle, se dit très satisfait de ces transformations. Elles correspondent selon lui à une évolution naturelle du spectacle et des idées qu’il avait couchées sur papier un an plus tôt.

L’oralité

En plus de ce travail d’orfèvre sur les écrits, Sylvain Lorgnier, créateur des Artgonautes du Pacifique et formateur en oralité, a accompagné les interprètes dans tout ce qui touche à la mise en voix. Plusieurs heures d’atelier durant lesquelles il a donné à Jordan Metzger, Awaï (Malachie Arnasson) et Abel Naperavoin, des outils et techniques pour apprendre à mieux respirer, à donner du rythme dans la voix, mais aussi à travailler sur les intentions et les émotions, sans pour autant théâtraliser. Jean-Paul Vama, au slam et au chant, participe également à ce travail sur l’oralité.

Richard Digoué a suivi de près ces séances de coaching car il était fondamental pour lui de ne pas perdre en authenticité. « Je veux que mes personnages soient eux-mêmes, avec leur manière de ressentir, leur fragilité », insiste-t-il. Une fois cette première phase achevée, l’étape de réécriture chorégraphique pourra démarrer. Ce sera l'objectif de la résidence prévue en mai au centre culturel Tjibaou, après quoi la pièce sera présentée sous Le Chapitô à Voh. Quant à la version en duo, le directeur artistique envisage son adaptation plus tard dans l'année, avec un travail centré essentiellement sur la mise en espace.

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© Aurélie Lombardo

Ensuite, il faudra attendre la réouverture du ciel calédonien pour que cette nouvelle production puisse être diffusée hors des frontières.

La mise en commun de compétences

C’est un exercice relativement rare auxquels se prêtent l’ensemble des participants de ce projet d’adaptation. Le chorégraphe de Nyian l’exprime justement : « une fois que le spectacle est posé, je passe à un autre projet ». Alors si le fait de revenir sur une création n’est pas aisé, la retravailler en collaboration avec le regard extérieur de professionnels, s’avère finalement très constructif et formateur pour chacun. Les interprètes sont unanimes, ils ont acquis des techniques très utiles pour la suite, mais aussi pour leurs activités parallèles plus en lien avec l’oralité, le théâtre pour Abel ou le slam pour Awaï. Ce dernier considère d’ailleurs ce travail comme une vraie opportunité d’évolution.

Enfin, ce projet créé un pont entre des disciplines finalement très proches, dans la conscience du corps et l’expression. Les formateurs ont pris un grand plaisir à travailler avec cette jeune génération d’artistes enthousiastes, qui n’hésite pas à se remettre en question, à oser tout simplement.

Vivement que la version light de ce spectacle puisse diffuser, au-delà du lagon, les réflexions intimes d’une jeunesse calédonienne bourrée de talent.

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Rue des Accords de Matignon 
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98 845 Nouméa Cedex
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Tél: +687.28.20.74
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