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A7JK

Musique
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Lors des Flèches de la Musique 2015, le groupe A7JK a raflé cinq des onze trophées de la soirée avec leur premier album Diapason. Jean-Yves Pawoap, fondateur de ce groupe dont les initiales signifient A 7 Jeunes Kanak revient sur le succès d'un album encensé par la critique.

Parlez-nous des origines d’A7JK.

Jean-Yves Pawoap : on a monté le groupe dans les années 1990, entre jeunes de la tribu de Pombeï et des alentours de Touho. On avait trouvé un nom, A7JK : à 7 jeunes kanak. C’était juste pour s’amuser ! On jouait des reprises de styles différents, rock, reggae, etc. Aucun d’entre nous n’est passé par l’école de musique et encore aujourd’hui on joue tous à l’oreille. Au départ, on n’avait même pas de batterie, on tapait sur des cartons, sur n’importe quoi.Et puis, aujourd’hui, je suis le seul qui reste de la formation originale. À cause des responsabilités, du boulot et de la famille, les anciens sont partis et les petits frères ont assuré la relève.

Vous possédez un son bien à vous, comment s’est-il construit ?

Au hasard, en fait ! En essayant un peu toutes les sonorités du synthé, un instrument qu’on aime bien. C’est « vas-y, mets voir un peu de son de trompette, un peu de machin… », et la sauce finit par prendre. En studio, Alain Lecante – qui a produit l’album – a aussi rajouté quelques effets supplémentaires.

Vous pratiquez la scène depuis des années. Qu’est-ce qui vous a poussé à passer en studio pour la première fois l’an dernier ?

Edou, qui dirigeait le centre culturel de Hienghène, nous a proposé de faire une scène au Mouv’ de Rivière-Salée avec d’autres groupes du Nord. Là, on a eu la surprise de découvrir un jury, des gens de la profession venus pour nous écouter, dont Alain Lecante, le directeur de Mangrove. C’est comme ça qu’on a remporté la possibilité d’enregistrer un album en studio, environ deux mois après.

Vos compositions étaient déjà prêtes ?

Oui, même si on a joué majoritairement des reprises, j’ai toujours un peu composé en parallèle. Depuis la sortie de l’album, j’ai déjà trois nouvelles chansons qu’on présente sur scène.

Quelles sont vos influences ?

Toots and The Maytals, et Creedence Clearwater Revival. Ceux-là m’inspirent depuis longtemps.

Vous vous attendiez à faire un tel carton avec cet album ?

Pas du tout. On a tous été étonnés qu’il marche aussi fort.

A7JK est-il un groupe engagé ?

Engagé pour le pays, oui. Mais en croyant sincèrement au vivre ensemble.

Vous sentez que votre message passe bien auprès du public ?

Franchement, oui. Que ce soit dans le Nord, dans le Sud ou dans les Îles, les gens viennent à nos concerts, et participent à fond. On a un copain qui nous accompagne souvent en tournée. À Lifou, il est descendu dans le public et quand il est remonté sur scène il n’en croyait pas ses oreilles. Les gens chantaient par cœur les paroles de nos chansons en cèmuhî. Tu te rends compte ? En drehu, ils connaissent nos paroles en langue. Ça nous a vraiment ému.

Par Antoine Pecquet, 2015
A7JK(c)Eric Dell'Erba2015.png
Eric Dell'Erba

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