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Cada

Musique
visuel
L’un des refrains du groupe Cada de Hienghène pourrait être « Quand on veut on peut ! », car rien n’a pu les empêcher de jouer leur musique quand les douze musiciens d’origine se sont regroupés en 1995. La batterie de Cyril Djaiwé en boîtes de lait est d’ailleurs désormais passée à la postérité ! Bien mieux équipés aujourd’hui, ils sortent Goon Kat – le Zénith en langue fwai - en 2015, après cinq ans d’attente. D’un kaneka qui navigue entre l’acoustique des guitares et des bwanjep et les sons plus modernes des claviers, le groupe sait tirer son originalité avec des textes engagés. Après 20 ans de musique, la légitimité de Cada n’est plus à prouver.

Si Cada (prononcez tchada, ndlr) ne sort en moyenne qu’un album tous les trois ans, le succès est toujours au rendez-vous. Po Fwai a remporté le prix de la meilleure vente lors des Flèches de la Musique en 2008 et Po Hun Koi Theen, qui évoque l’héritage laissé par Jean-Marie Tjibaou, rafle le trophée récompensé par le du meilleur album kaneka en 2010. En 2016, le groupe s’impose à nouveau dans la même catégorie avec leur troisième album Goon Kat.

De la tribu au top 20

Cada, c'est l'histoire de dix artistes originaires de Hienghène, tous frères ou cousins et musiciens de père en fils. Des liens forts qui expliquent l'harmonie et l’unité du groupe. Celui-ci s'est formé dans une case, autour d'une batterie fabriquée à l’aide de boîtes de lait et de cartons par Cyril Djaiwé. Il est bientôt rejoint par son frère Jean-Mathias à la guitare et son cousin Yoan Bouanou au clavier. Le père des Djaiwé, fier de voir ses enfants s’investir ainsi, offre alors une batterie au groupe. Nous sommes en 1995. « Nous avons commencé en autodidactes, se rappelle Jean-Mathias, le leader du groupe, les premières années, on ne faisait que des reprises de Bob Marley, de Lucky Dube et des chansons tahitiennes pour faire plaisir à nos vieux ».

Pendant dix ans, Cada joue dans les tribus de Hienghène et se bâtit une petite renommée, doucement, mais sûrement. Lorsque le grand frère, Angelo Fisdiepas, revient de l'armée en 2004, il commence à composer pour le groupe. « Mon tonton, François Bouanou, nous a aussi proposé ses compositions, raconte Jean-Mathias, son idole, c'était Johnny Hallyday, alors nous avons dû cuisiner ses morceaux, trop rock pour nous, à la sauce Kaneka ». Le groupe lui doit notamment son premier tube, « Nootnga », extrait de leur premier album sorti en autoproduction, Vhalik.

Un kaneka engagé

« Nous appelons toutes les communautés à vivre ensemble », interpelle Jean-Mathias pour qui les artistes ont un rôle réel à jouer. « Nous devons prendre le relais des politiques, trop préoccupés par leurs intérêts ».

 Par Claire Thiebaut, 2017
© Eric Dell'Erba

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