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Charles Brécard

Danse
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Sur le trombinoscope 2016 des danseurs prometteurs calédoniens, il y a un absent : Charles Brécard. Le jeune artiste repéré dans les spectacles des compagnies Nyian, Posuë, Troc en Jambes ou Moebius est parti se former au Québec. S’il ne compte pas revenir immédiatement en Calédonie, il garde un œil attentif sur le développement chorégraphique de son île. Endemix l’a rencontré lors de son annuel passage calédonien.

Entre les hémisphères Nord et Sud, tout n’est qu’histoire de doudoune. Pour le Calédonien Charles Brécard parti faire ses études à Montréal, au Québec, revenir sur son île natale en juin, c’était l’assurance de passer d’un hiver à l’autre ! Dans le grand Nord, il a entamé en 2013, une formation en massothérapie « pour garantir un métier tout en restant dans le domaine de la danse et pouvoir suivre des artistes », explique-t-il.

Lui qui avait déjà entamé une carrière de danseur amateur confirmé en Nouvelle-Calédonie, interprétant les chorégraphies de Richard Digoué, Soufiane Karim, Véronique Nave ou Quentin Rouiller, continue de s’entraîner. « Je suivais des cours du soir dans l’École de danse contemporaine de Montréal, pour compléter la formation que j’avais reçue avec Florence Vitrac à Nouméa ». Il assiste aussi à quelques cours de break avant que son professeur l’encourage à se présenter aux auditions pour entrer dans le cursus professionnel de l’école. Vingt-trois lauréats sur cent cinquante candidats pour trois ans d’études avec des enseignants, professionnels du milieu, intervenants en Europe, États-Unis et Canada, belle aubaine pour le Calédonien, en plein questionnement artistique.

Quelle esthétique adopter ? 

D’autant que la pédagogie de l’école semble parfaitement lui convenir. « Il s‘agit de faire évoluer l’individu plus que de fabriquer des danseurs. Chacun sort avec son style personnel. On nous apprend que la technique est un outil, on peut faire le choix de l’utiliser ou non. Il faut aussi connaître son corps et ses limites, mais le but ultime est d’être capable de lâcher prise, de vivre l’instant et de se sentir libre ». Dans cet environnement très contemporain, Charles n’oublie pas son héritage hip-hop : « Ma danse est fortement imprégnée du krump, avec des mouvements saccadés et beaucoup d’arrêts »

Quel artiste devenir ? 

Charles se forge progressivement sa propre idée de la danse. « La danse abstraite, linéaire, c’est très beau, mais ça perd rapidement de son intérêt. C’est le même problème pour la danse trop technique. Il faut donc trouver le bon dosage. On revient aujourd’hui à la kinesthésie pure, au mouvement dansé essentiel. » À 22 ans, après avoir validé son diplôme de massothérapie, Charles assure un emploi de masseur en institut pour garder la main et gagner quelques pièces, et se consacre désormais beaucoup à la danse avec des projets à venir pour 2017. Il dansera notamment pour la compagnie Code Universel et a lancé récemment un appel à projets avec un collègue danseur pour créer un événement en faveur de la danse hip-hop. 

Il y a quelques mois, Charles Brécard a posté la vidéo 1tro sur sa page Viméo, deux minutes tout en légèreté, révélatrice du chemin artistique parcouru par le jeune danseur. « On devait tourner une vidéo pour l’école et je suis parti sur cette impro, réalisée dans le silence, sur laquelle j’ai ensuite calé la musique. J’ai voulu une danse feutrée, la plus silencieuse possible, qui change totalement la qualité du mouvement, notamment pour les tombés au sol. » 

Par Claire Thiebaut, 2016
© Maxime Côté

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