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Fany Edwin

Arts plastiques
visuel
L’identité entre les lignes

Quand elle était étudiante à la Sorbonne, Fany Edwin a beaucoup marché dans Paris. De ses déambulations nocturnes est né le sujet de sa thèse : l’errance de la recherche identitaire et la question du métissage. L’œuvre d’une vie, que la jeune plasticienne approfondit chaque fois qu’elle crée.

Fany Edwin n’a pas d’atelier. Il lui arrive de peindre chez ses parents, à Païta. Mais c’est le plus souvent chez elle, sur la terrasse de son appartement de Boulari, qu’elle travaille. La nuit de préférence. Quand tout est calme et que les autres rêvent, Fany peut « vivre son art sereinement ». Elle a pris cette habitude à Paris, alors qu’elle étudiait l’art et les sciences de l’art, à l’université de la Sorbonne. Elle avait 19 ans. « C’était un peu l’aventure mais cette expérience m’a permis de grandir, d’apprendre à me relever et à me débrouiller par mes propres moyens. »

 

C’est l’artiste Aline Mori, professeur d’arts plastiques, qui l’a encouragée dans cette voie. « Elle m’a donné le savoir-faire et m’a ouvert les yeux sur ce que j’étais capable de créer. J’ai bien fait de l’écouter car ces quelques années à Paris ont été déterminantes dans mon parcours artistique et professionnel. »

Destination inconnue

Seule face à elle-même, l’étudiante sillonne les rues de la capitale à la nuit tombée. Durant ces évasions solitaires, l’artiste, née d’un père originaire des îles Banks au Vanuatu, et d’une mère de Poindimié, remonte le fleuve sinueux de son identité et de son métissage. Ce voyage intérieur se retrouve dans ses créations. « J’ai réalisé de nombreux moulages à partir d’empreintes de pieds de gens rencontrés sur mon chemin. Parfois, ces empreintes s’arrêtaient au beau milieu d’une salle ou contre un mur. » Un jour, un professeur l’interroge sur la destination de toutes ces échappées. Pour la jeune doctorante, c’est le déclic. De cette question en naît une autre qui deviendra son sujet de thèse : « Métis, une errance active ? ».

Le langage des bambous gravés

À cheval entre tradition et modernité, Fany Edwin s’inspire autant du vidéaste Bill Viola, dont les œuvres iconoclastes interrogent la condition humaine, que de l’artiste kanak Micheline Neporon, qui revisite les motifs des bambous gravés. « Ses dessins sont un langage que j’ai essayé de comprendre à travers les lignes et de m’approprier », dit-elle. 

Artiste éclectique, elle diversifie les modes d’expression, entre photographie, installation, performance et vidéo. Le goût de la peinture s’est manifesté tardivement, au début de son doctorat. Il opère aujourd’hui « comme un retour aux sources », compare l’artiste qui est revenue vivre en Nouvelle-Calédonie fin 2012. Alors qu’elle poursuit son doctorat à distance, l’expérience de la maternité est venue enrichir davantage sa recherche identitaire. « Et si c’était cela, la finalité de mon travail… »

Par Coralie Cochin, 2015
© Coralie Cochin

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