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Mariana Molteni

Arts plastiques
Mariana Molteni
© Mathilde Heuzé
Façonnée par un sens aigu de l’harmonie, l’œuvre de Mariana Molteni est imprégnée de sa culture latino-américaine et d’influences européennes et océaniennes. Les techniques et les matériaux s’entrelacent pour tisser un art vibrant de couleurs, une ode à la nature, en dialogue avec son héritage.

Aiguiser le regard : la recherche

Mariana Molteni porte en elle son Argentine natale où elle vit jusqu’à ses 30 ans. Sensibilisée à la création dès son enfance, elle débute par la céramique puis se forme à la scénographie. Elle intègre ensuite les Beaux-Arts de Buenos Aires qui lui dispensent pendant cinq ans un apprentissage académique de la peinture, son médium de prédilection, tout en s’initiant à d’autres pratiques, dont la sculpture. Pour Mariana, cette approche manque d’une chose fondamentale dans la création artistique : l’éveil à l’observation. Pendant dix ans, elle aiguise ainsi son regard auprès du sculpteur Ponciano Cardenas Canedo dans ses ateliers de Buenos Aires. Une période de recherche durant laquelle son langage pictural tend vers l’abstraction. Les lignes s’épurent, les formes se font plus géométriques.

Puis vint la rencontre avec son compagnon Nicolas Molé, plasticien métis franco-kanak, et le départ pour la France en 2005. La découverte d’un nouveau pays et du milieu artistique Bordelais transforme sa création. Comme si elle intégrait une autre approche sensible du monde et une réflexion plus européenne, elle se détache progressivement de sa palette originelle de couleurs, et traduit sa vision des paysages par une série de vues aériennes très graphiques. 

Durant ses années françaises, elle expose à plusieurs reprises dans des lieux privés ou lors de festivals, du Poitou-Charentes, jusqu’à Toulouse.

Racines

En 2011, le couple emmène ses valises et son inspiration en Nouvelle-Calédonie, terre à la nature luxuriante qui imprègne son œuvre. Le motif végétal, omniprésent dans sa création, se fait exubérant, foisonnant de couleurs et de lumière à l’image de la fresque qu’elle coréalise pour l’exposition « Hnalapa, ma maison est un jardin » au centre culturel Tjibaou en 2012.

Elle choisit la sobriété des dégradés de blanc quand elle peint d’immenses racines de banyan entremêlées, pour la création d’une œuvre XXL sur un mur du hall de l’hôtel de la Province Sud.

Son art est organique, il nous parle de la richesse du monde vivant, du rapport de l’homme à la nature, de culture, mais aussi de cohabitation de la diversité.

L’artiste retrouve dans ce petit bout du Pacifique certaines ressemblances avec son pays d’origine, dans le mode de vie ou dans certaines pratiques comme le tressage... C’est là qu’elle se reconnecte à ses racines et sonde ses paysages intérieurs. Son exposition  « Du continent au voyage intérieur, migration poétique », au centre culturel du Mont-Dore en 2013 imprime ce cheminement personnel et artistique.

Elle s’intéresse alors au textile, et brode des fils de coton sur du papier recyclé pour parler de revégétalisation. Ses créations prennent vie dans l’espace, en volume, et entremêlent  matériaux et techniques. De fil en aiguille, son langage s’enrichit de médiums. Textile, fibres végétales ou matières synthétiques sont tressées, tissées, crochetées à l’image de son métissage (Italie, Brésil, Argentine, France) et de ses voyages nourriciers. Elle joue sur la profondeur des couleurs, en travaillant la matière, la transparence et l’opacité, dévoilant des parts d’elle-même, entre ombres et lumières.

Elle invente des cocons aériens, faits de neuf et d’ancien, de naturel et d’artificiel, comme un dialogue entre ses identités singulières, entre les cultures qui l’habitent. Elle conçoit sa première installation pour l’exposition « Forêt » à la galerie 11 & ½ en 2015 où elle réalise une coque en fibre de coco et en fils tissés.

À travers son travail plastique, Mariana se relie à ses origines familiales, et notamment à ses grands-mères italiennes qui tissaient elles aussi. Ses racines sont d’ailleurs au cœur d’une résidence de création au centre intermondes de La Rochelle en 2017 où elle créé une sculpture hybride, en fils de fer, textile et fibres végétales.

En 2020, elle participe à la création d’Insulatus, une œuvre collective vivante exposée à la galerie d’art contemporain Te Tuhi à Auckland.

L’artiste revient au paysage dans l’exposition « Mise* enjeu » au centre d’Art de Nouméa en 2021, avec la création d’un mur végétal en papier découpé, prolongement d’un tableau d’Henri Maccouillard datant des années 30, pont sensible entre hier et aujourd’hui.

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© Mariana Molteni

Loin de se considérer comme porteuse de messages, Mariana est une artiste de l’émotion. Elle restitue le ressenti d’un regard posé sur le monde qui l’entoure, comme mue par une pulsion créatrice. L’expérimentation est pour cette plasticienne intuitive une affaire de recherche esthétique et d’harmonie dans les œuvres qu’elle compose.

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Rue des Accords de Matignon 
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98 845 Nouméa Cedex
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