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Nicolas Molé

Arts plastiques
Extrait de "Ces images qui nous parlent", Sceddi Productions
Extrait de "Ces images qui nous parlent", Sceddi Productions
Nicolas Molé : un dessinateur, vidéaste, réalisateur, plasticien, adepte de mapping... Un homme de l'image donc, qui invoque couramment dans ses œuvres l'invisible, concept prééminent dans la pensée et la mythologie kanak.

Né en France en 1975, Nicolas Molé a exercé ses premiers talents de dessinateur dans le journal de son lycée avant de suivre les Beaux-Arts à Bordeaux. Tout en construisant son propre langage artistique, s’orientant progressivement vers les arts numériques, il s'est ouvert tôt au travail en collectif. Créateur foisonnant, il multiplie les expositions, festivals, résidences, réalise courts-métrages et documentaires. En France, il a principalement oeuvré dans le Grand Ouest où il a participé à de nombreuses créations depuis 1996.

Il a également appartenu à un collectif vidéo itinérant sur les routes de Métropole, et officié comme VJ à Buenos Aires et en France. Fin 1999, il se rend pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, terre de ses racines paternelles, « le temps d’une gestation ». Depuis son retour dans le Pacifique en 2011, on lui doit plusieurs expositions et scénographies au centre d’Art de la ville de Nouméa, et surtout au centre culturel Tjibaou : en 2012 Hnalapa (« Ma maison » en langue drehu de Lifou, fresque numérique conçue avec Mariana Molteni) ; en 2013 le projet interactif « Loup y es-tu ? » ; en 2015 N.E.T (reprenant les initiales des trois artistes impliqués, Nicolas ayant invité Eric Mouchonnière et Teddy Diaiké). Avec un noyau de copains dont le clippeur Christophe Martin, le slameur Erwan Botrel et le producteur Laurent Devèze, Nicolas Molé a créé le collectif Waawa (le « corbeau » en langue camuki).

À L'INTERNATIONAL

L'artiste étire cette prédisposition aux collaborations à l'échelle du grand Océan. Résidences au Vanuatu, à Taïwan, en Australie, ont alterné avec la participation à des expositions collectives dans des lieux emblématiques de la région.

Il a notamment réalisé en 2015 le mapping vidéo pour Yumi Danis, une performance en danse et slam qui réunit des artistes calédoniens et vanuatais. Une oeuvre collective inédite, fruit d’une résidence au prestigieux QaGoma de Brisbane.

Il a également planté ses décors troublants, happant la conscience du promeneur-spectateur, au Museum of Fine Arts de Taïwan en 2013 et 2016, et 2019 au Kaoshiung container arts festival. Il participe en 2017 à l’exposition Islands avec Grace William and Jamin, au Queen Victoria Museum and Art Gallery en Tasmanie. En 2018, Nicolas Molé retrouve ses racines maternelles lors d'une résidence au Centre Intermondes à La Rochelle où il explore le rapport au temps, par le prisme de sa double sensibilité.

Et en 2020 malgré la crise sanitaire, il participe à l’exposition collective internationale DEcelerate à la galerie d’art contemporain Te Tuhi à Auckland. Avec Mariana Molteni, et les danseurs Richard Digoué et Simanë Wenethem, il crée Insulatus, une oeuvre vivante et protéiforme qui interroge la notion d'enfermement ô combien d'actualité en ces temps de repli et de confinement.

L'UNIVERS

L'invisible, concept fondateur dans la pensée kanak, est partout dans ses oeuvres. Un mot choisi par les visibles pour nommer l'intervention des ancêtres, des esprits, de mille présences discrètes balisant son chemin autant qu'elles le désorientent. Désorienté, le visiteur propulsé dans l'univers de Nicolas Molé peut d'abord l'être. Il lui faut habituer le regard. Prêter l'oreille. Patienter pour (re)trouver des repères. Témoin modeste et essentiel, il doit saisir dans la profusion esthétique inspirée de l'exubérante nature calédonienne, des signes pour cheminer. Une force se dégage soudain des formes. Des lumières révèlent la vie, et des couleurs un mouvement. Des silhouettes minérales, végétales, animales, humaines se confondent et jouent à cache-cache avec le spectateur, le temps qu'il lui faut pour pénétrer leur mystère. C'est ce rapport au temps, propre à deux manières de le concevoir, deux hémisphères, deux terres séparées par dix fuseaux horaires, que Nicolas s'est proposé de travailler à La Rochelle, lors de cette résidence au Centre Intermondes. Cet aficionado de technologie et d’écrans explique que la notion du temps change complètement dans le monde océanien, offrant ainsi « la possibilité d’une réflexion ». La culture mélanésienne offre un contrepoids à la saturation d’images et d’informations permanentes, qui « peut faire perdre le sens du réel ».

S'affranchissant des oppositions faciles entre tradition et modernité, nature et culture, esprit cartésien occidental et mystique océanienne, l'artiste dont le papa est originaire de Luecila (Lifou, Nouvelle-Calédonie) et la maman de Thorigné (Poitou, France), a toujours défini son métissage comme une force. Une force de caractère, pour celui qui revendique d'un côté une sensibilité « punk » et de l'autre un attachement aux valeurs traditionnelles, ancrées dans la terre nourricière. Une force en mouvement, puisque avant de retourner s'installer dans l'archipel calédonien au Mont-Dore en 2011, l'artiste avait fait de riches détours par des expériences européennes et sud-américaines (l'Argentine, d'où sa compagne Mariana Molteni, également plasticienne, est originaire.)

Ses créations appellent la rencontre entre « l'ancien monde » : celui des ancêtres, de l'invisible, de la nature originelle peuplée d'une faune mystique et totémique; et le « monde moderne » qui attire et achète nos âmes. Celui des grands ensembles, de la foule, de la vitesse et de la profusion des images et des idées. Pour les convoquer l'artiste associe des médiums traditionnels comme le dessin ou la sculpture, à des outils numériques dont le support vidéo.

Nicolas Molé Oiseau Petit.jpg
© Charlotte Collomb

Il porte en lui ses ancêtres, aussi bien du côté lifou que poitevin. Ils sont ses guides qui, à l’instar d’une boussole, indiquent le chemin à emprunter et insufflent l’inspiration. Si son travail est intuitif, il n’en est pas moins inspiré par des intellectuels comme Deleuze, Bourdieu, Debord ou Baudrillard. L’influence de nombreux artistes se fait elle aussi sentir, de Fra Angelico à Joseph Beuys en passant par Rembrandt et les performers des années 1970.

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Rue des Accords de Matignon 
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BP 378
98 845 Nouméa Cedex
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