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Stéphane Foucaud

Arts plastiques
visuel
Enfant de Nouvelle-Calédonie autant que citoyen du monde, Stéphane Foucaud s'est forgé un style pictural à la fois abordable et exigeant, qui concilie avec bonheur regard contemporain et hommage aux cultures traditionnelles d'Océanie.

S'il se revendique fièrement artiste « néo-tribal », Stéphane Foucaud veut éviter un malentendu : son talent n'a pas fleuri en Brousse, où il aurait été repéré par hasard. « Je suis un pur produit de la fac », insiste le peintre, arrivé enfant en Calédonie et reparti en Métropole après le bac, à Strasbourg. « J'ai rencontré là un prof qui m'a aidé à trouver mon style, basé sur la BD qui est ma première passion, mais aussi nourri d'histoire de l'art », précise-t-il. Du reste, pendant ses études, Stéphane Foucaud se destinait plutôt aux arts appliqués. « C'est la peinture qui est venue me chercher, raconte-t-il, je n'y tenais pas tellement, j'ai du m'y mettre pour passer le concours.» Rentré sur le Caillou et devenu professeur d'arts plastiques à Poindimié, petite commune du Nord de l’île, il s’installe en tribu et se lie d'une amitié qui dure encore avec la famille Tidada. « La vie traditionnelle kanak m'a énormément influencé », confie l'artiste qui s'appose alors l'étiquette de « néo-tribal », inventée par un critique de ses amis.

« La recherche de mondes disparus, une part de mysticisme et un côté narratif »

Après avoir participé à quelques expositions collectives, Stéphane Foucaud se lance en solo, en 2007, sur les cimaises du Centre d'art de la Ville de Nouméa. Le public y découvre une série de toiles dont la formule essentielle se décline, depuis, au rythme d'une exposition par an. « Je travaille comme un anthropologue, en puisant dans les mythes, les légendes et les cosmogonies du Pacifique mais aussi dans l'univers urbain. Dans mes œuvres, il y a la recherche de mondes disparus, une part de mysticisme et un côté narratif. J'aime raconter des tranches de vie, comme le ferait un cinéaste.» Composite, sa manière associe sur la toile peinture acrylique, collages de dessins, trait à la plume, grattages, avec un rendu à la fois brut et raffiné, qui peut évoquer Basquiat. « Son nom revient régulièrement quand on parle de ma peinture, mais c'est loin d'être ma seule référence. En fait, j'en ai tant qu'elles sont difficilement énumérables », confie-t-il.

Les thèmes des expositions personnelles de Stéphane Foucaud, douze à ce jour, forment un vrai inventaire à la Prévert. On y trouve des animaux extraordinaires, un hommage à Nouméa, des fruits magiques, un lexique en images des mots préférés du peintre, des impressions de voyage en Thaïlande, ou encore un florilège de mythes populaires calédoniens, ou des « brèves de comptoir », inventées de toutes pièces. Ces histoires qu’on lui a racontées, enfant, et qui évoquent aujourd’hui pour l’artiste la nostalgie du pays.  

Sa peinture, qui se veut facile d'accès, fraîche et plaisante à l'œil, n'en apparaît pas moins, au fil des années, comme une exploration exigeante, quasi-encyclopédique, du monde physique et spirituel qui entoure l'artiste. Un monde dans lequel les barrières entre le réel et l'imaginaire, l'art et la science, le collectif et l'intime se seraient dissoutes dans un flux chromatique et graphique foisonnant et harmonieux. Un univers pictural doux et réconcilié, plein de poésie et d'humour, à la croisée des cultures contemporaine et traditionnelle.

 

Crédits photo ©Pierre Souviat 2018

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