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Teddy Diaïke

Arts plastiques
visuel
Sculpteur dans l’âme, sculpteur d’âmes

Teddy Diaïké fait partie des sculpteurs les plus renommés du Caillou, dont les œuvres alimentent les collections du centre culturel Tjibaou ou de Pomémie.
Pourtant, l’homme vit discrètement, humblement, entièrement dédié à sa création. Un de ces artistes qui n’a pas besoin de faire du bruit : ses sculptures parlent pour lui.

 

Des longues années qu’il a passées sur les bancs de l’école, Teddy Diaïké aura au moins gardé une grande agilité dans le maniement du stylo à bille. « Je gribouillais des portraits de Bob Marley ou du Che parce que c’est ça qui était à la mode », s’amuse le solide gaillard au regard jovial. Il a quitté le système scolaire au collège et retourne vivre chez ses parents, à la tribu de Gelima à Canala. Déjà très jeune, il choisit de partager son temps entre le dessin, la sculpture et le travail au champ. Simple routine qu’il assume encore aujourd’hui.

 

Du stylo au ciseau

C’est une rencontre avec le Pasteur Wata, sculpteur reconnu par ailleurs, qui le fera grandir artistiquement. « J’avais le coup de crayon. Lui, m’a apporté le rapport à la culture », se souvient le jeune disciple. Pendant quatre ans, il dessine, sans cesse, pour affiner son trait, peaufiner ses compositions, enrichir la symbolique de son corpus. « Quand j’avais terminé quatre ou cinq formats, j’allais le voir et il m’en faisait la critique. Et puis après, je pouvais sculpter un peu. » Car c’est bien le travail du bois qui lui a donné envie de se dépasser. « Dessiner n’a jamais été compliqué pour moi. En revanche quand on s’attaque au bois, on doit rentrer dedans, retirer de la matière, ça m’aide d’être passé par le dessin… »

Ouvrir les yeux et réfléchir

Très vite, ses œuvres fourmillantes de détails se font remarquer. Il enchevêtre l’homme, son environnement et les esprits, fait surgir du néant un tourbillon de totems, cristallisant l’âme de la cosmogonie kanak. Cette âme qu’on retrouve, toujours, au centre de sa démarche. C’est d’ailleurs à Gelima qu’il puise son inspiration. « Je ne pourrais pas faire ça sans vivre là, au milieu de la nature et de la coutume», souligne Teddy, qui assure ne jamais tenir plus de trois jours à Nouméa. Cet artiste polyvalent se voit comme un passeur de culture. Entre son monde et l’extérieur. Mais surtout pour les générations suivantes. « Nous sommes de passage sur terre. Je fais ce que j’ai à faire. Et j’espère que des jeunes prendront la relève quand je ne serai plus là. »

Aujourd’hui, la sculpture occupe la majeure partie de son temps. On retrouve ses bois de Koné à Nouméa. Pourtant, sa dernière exposition au centre culturel Tjibaou remonte à 2006. Le succès a un prix : « J’ai tellement de commandes que j’ai beaucoup moins le temps d’être dans la créativité. » Qu’importe, sa vie est en cohérence avec sa production. « Il  faut avancer avec les yeux ouverts, estime Teddy. Ne pas regarder uniquement vers la modernité, courir après l’argent. Mais on ne doit pas non plus rester replié sur les racines. »

 

Par Théo Rouby

© Théo Rouby

2015

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