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Vincent Lépine

Audiovisuel
visuel
Vincent Lépine a (presque) toujours un projet sur le feu. Entre une foisonnante production de clips – dernier en date avec « La Folie » de Kydam – et les documentaires – Rock the Cow pour l’association BlackWoodStock –,le réalisateur/assistant de production a l’esprit constamment occupé. Ce qui tombe plutôt bien pour ce boulimique d’art et de culture, qui passe la moitié de son temps à rêver et l’autre à travailler.

Vincent Lépine fonctionne aux coups de cœur, très fréquents dans sa vie, au vu des multiples sujets pour lesquels il se passionne. La musique et la culture hip-hop tiennent le haut du pavé, mais les arts plastiques ne sont jamais bien loin. Diplômé du Conservatoire libre du Cinéma français, le Lyonnais enchaine des petits boulots à Paris puis débarque en Nouvelle-Calédonie en 2002.

La musique, toujours

Comme en France, Vincent traîne ses claquettes aux franges du mouvement hip-hop jusqu’à rencontrer DJ SE, Ybal Khan et toute la bande de la future Keskiaprod. « Pendant cinq ans, je n’ai pas eu un sou pour acheter une caméra. J’étais assistant de production sur les projets de Manuella Ginestre, une amie très chère avec qui on a réalisé plusieurs courts-métrages. C’est finalement grâce à l’aide de l’association des Enfants Migrateurs– devenue depuis Les Artgonautes du Pacifique – que j’ai pu acheter mon premier matériel », se souvient Vincent Lépine. Il propose alors à ses amis de leur produire des clips. « J’ai commencé avec le groupe Daddy Max One, en ragga dancehall, puis “Dans mes tranchées” pour Ybal Khan. » Quelques années plus tard, l’enthousiaste Vincent rencontre Kydam, un artiste dont il est absolument fan. Il réalise un bon nombre de vidéos pour le rappeur, dont « La Folie », sortie en mai dernier. Autre flash artistique, en 2010 avec le groupe de kaneka, Joséphine. « Je leur ai proposé de créer un clip pour la chanson “Notre histoire”. On s’est lancé dans une mise en scène de marionnettes, ce dont je rêve depuis que j’ai 10 ans ! » Ces dix minutes de pure poésie engagée dévoilent tout le potentiel créatif de Vincent.

Documentariste, surtout

Il insiste d’ailleurs sur le fait qu’il n’est pas cantonné à ces petits formats. « J’aime écrire et tourner des documentaires. J’aime la recherche d’informations en amont, les rencontres avec les gens… » Quelques mois après avoir créé 120Prod’, il lance sa trilogie sur le hip hop calédonien. Pour exister, le volet inaugural, sous-titré en anglais, a été très largement diffusé. « En France, aux États-Unis, en Guinée, en Nouvelle-Zélande, en Australie… Le crew Resurrection, parti à Guam pour le festival des Arts du Pacifique, l’a aussi emporté pour faire découvrir le hip-hop calédonien sur place ! » Le deuxième opus, Koneksion, co-produit avec Matthieu Perrochaud, a été conçu comme un web-docu, « splité en épisodes ». Quant au troisième tableau, il a été réalisé avec Sarah Bellec, une sociologue de l’IRD. « Nous voulions donner la parole aux artistes, tout en menant une sorte d’étude  sociologique et montrer la diversité des pratiques, des personnes, des profils… » Dans ces œuvres et dans toutes celles qu’on ne cite pas, Vincent valorise plus que tout l’interaction avec d’autres professionnels et ses sujets d’étude. Le trentenaire, qui se décrit comme timide, à la confiance en lui limitée, est paradoxalement un grand altruiste.

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Eric Dell'Erba
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Eric Dell'Erba

Éternels défis

Dernier achèvement pour le faiseur d’images, Rock the Cow« un rockumentaire “grolandais” qui sent la bouse, le rock qui tâche et la bière », comme il le décrit si bien ! Encore une « histoire d’amour » du vidéaste pour le BlackWoodStock festival et son association (voir p. 18). Vincent, en quête de perpétuel renouvellement, s’est engagé bénévolement dans la réalisation d’un documentaire qui dépasse largement la simple captation de concerts. « On a choisi un angle résolument barré, hors du documentaire réglementaire, un truc très… web, ce genre de format où tout est possible. » Difficile à synthétiser apparemment. En parallèle de ces virées nocturnes à Boulouparis, Vincent est assistant de production pour la société Archipel Production, pour laquelle il participe à des films plus classiques. « Le travail d’assistant me plaît beaucoup. C’est plus terre-à-terre, on fait des budgets, des plannings… C’est mon côté fourmi ! »

Action sociale

Professionnel de l’audiovisuel, Vincent Lépine sait que le pouvoir de l’image peut être puissant. Elle sublime et révèle autant qu’elle guide et peut abrutir. Depuis 2009, il est intervenant et organise des ateliers, que ce soit en création ou en éducation à l’image. « J’ai travaillé en milieu scolaire, mais aussi à l’hôpital ou dans une association de SDF », raconte-t-il, convaincu que ces actions ont un impact positif sur la société.

Toutes les infos sur les productions de Vincent Lépine sur le Vimeo 120prod et sur le facebook Vincent Lépine

Texte : Claire Thiebaut 

Photo : Eric Dell'Erba

2016

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