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Yekso

Arts plastiques
visuel
Originaire de Maré, l’une des îles loyautés de la Nouvelle-Calédonie, Yekso a treize ans en 2000, lorsqu'il découvre le graff avec son ami d'enfance, le graffeur Jordy. C'est un lettrage qui tape à l'œil du garçon. « Un coup de foudre », dit-il. La culture urbaine du hip-hop le fascine.

Mais Yekso vit à Saint-Michel, un quartier du Grand Nouméa, la capitale, alors rural. Ses terrains de jeux sont donc hors du commun : des camions de mine à l'abandon, des épaves de voiture, des châteaux d'eau perdus dans la montagne…

La passion est telle que le jeune homme se fixe dès le départ des objectifs ambitieux : « je voulais devenir le meilleur, approfondir au maximum pour avoir un bon style ». Les années passent, la passion ne tarit pas. Lorsqu'il quitte l'école et doit chercher du travail, Yekso participe à des projets d'insertion dans son nouveau quartier, et ne tarde pas à proposer la mise en place d'un mur

d'expression. Son enthousiasme discret et son talent font le reste : à la suite de la mairie de Nouméa, les institutions viennent petit à petit lui proposer des projets. Le graff devient son métier : son univers s'affiche dans les espaces publics comme chez les particuliers et Yekso endosse aussi un rôle de mentor, animant des ateliers allant jusqu'au Camp-Est, la prison de Nouméa.

Entre temps, l'artiste a découvert le monde, avec un premier grand choc, le festival Kosmopolite Art Tour, à Amsterdam, en 2009. Y rencontrer Sonic BAD, icône du graff, lui donne des ailes. Dans cet art à la marge, les échanges sont empreints de curiosité pour l'autre et de solidarité. Auckland, Montréal ou encore le Festival Paf & Kif à Nouméa permettront à Yekso de continuer à ouvrir sa pratique sur le monde.

Son univers artistique

Yekso n’est pas à un paradoxe près : avec le graff, art moderne s’il en est, il va réveiller des inspirations ancestrales, celles des arts kanak traditionnels, mais aussi des autres cultures océaniennes. Et ces arts, « sculpture, poterie, fabrication d’objets », sont tous en trois dimensions, le poussant à chercher sans cesse de nouveaux moyens de créer du relief sur les murs qu’il transforme. Un challenge que l’artiste relève avec bonheur, lui qui estime que le graff doit voir les choses en grand et que les cultures héritées des « vieux » peuvent continuer à évoluer dans le monde contemporain.

Les « gardiens » kanak, les courbes des motifs de tatouages polynésiens, la végétation et les couleurs de son ile, du turquoise de l’océan au rouge de la terre, sont très présents. Sans oublier les lettrages – de préférence éclatants – à l’origine de son coup de cœur pour le graff, qui occupent toujours une place particulière dans sa pratique.

« En graff aussi, on peut exprimer des émotions », souligne encore le graffeur, qui apprécie les défis que représentent les commandes ou les œuvres collectives. « Si on m’impose une thématique, je vais réfléchir, chercher un sentiment. » Comme lors de cette exposition sur la « féminité masculine » organisée par le collectif Siapo en 2018. « On a tous notre part de féminité, même si pour certains c’est difficile à admettre. J’ai voulu dire aux hommes que l’évidence était là. » Discret à la ville, Yekso devient, avec une bombe de peinture à la main, un messager flamboyant.

Rédigé par Julia Trinson
©Marc Le Chelard

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